Quoi de neuf sur la pose des implants fin 2014 ?

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Le dernier congrès de l’European Academy of Osseointegration (EAO) qui se tenait à Rome du 25 au 27 septembre 2014 permet de faire le point sur les nouveautés dans les réalisations implantaires en cette fin d’année.

Le thème retenu était : simplification, prédictibilité et qualité.

La disparition des dents provoque la disparition de l’os qui les soutenait. Leur remplacement nécessite des volumes osseux suffisants.

La préservation des volumes osseux après extraction dentaire a été particulièrement discutée lors de ce congrès et des questions fondamentales ont été posées :

Doit-on privilégier la mise en place immédiate de l’implant après extraction de la dent ou différer sa mise en place ?

La perte osseuse liée au remaniement osseux après extraction nécessite-t-elle l’utilisation de matériaux de comblement exogène ou bien faut-il privilégier l’os endogène du patient par autogreffe ?

Faut-il privilégier des implants de diamètre et de dimension réduite dans les sites résorbés ou envisager l’extension osseuse des sites avant l’implantation ?

Que faut-il penser du nombre croissant de perte d’implants avec la démocratisation de la technique ?

Ces questions ont été largement débattues selon les pratiques de chaque conférencier. Néanmoins, il en résulte que les solutions les plus simples sont souvent les meilleures.

Il est déraisonnable et impossible d’un point de vue biologique de réduire les temps de cicatrisation et proposer aux patients des reconstructions définitives très rapides.

L’implantation immédiate est une technique de choix pour prévenir la résorption osseuse quand l’alvéole dentaire déshabitée est d’un volume suffisamment réduit pour permettre la stabilisation d’un implant.

Les reconstructions osseuses peuvent faire appel à différentes techniques selon le cas et la topographie des pertes osseuses. Un consensus semble se dégager dans le sens de l’utilisation d’os endogène.

Les implants courts sont une alternative aux greffes osseuses dans les sites où l’os est déficient. Néanmoins, leur utilisation systématique est débattue sur le long terme. Les implants de faible diamètre sont recommandés sur les secteurs antérieurs et ne peuvent être indiqués pour supporter des prothèses d’ampleur du fait de leur fragilité.

Ces questions et leurs réponses ne sont pas nouvelles. D’un point de vue technique, la qualité du matériel proposé par les fabricants, les formes nouvelles, mais aussi l’indication choisie des sites d’implantation, facilitent la pose des implants en 2014 et leur prédictibilité.

Néanmoins n’oublions pas que la clé des succès est principalement lié à l’hygiène et à la maintenance appliquée au parodonte.

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